close

  • Być wiernym Ojczyźnie mej, Rzeczypospolitej Polskiej

     

  • KOMENTARZE I SPROSTOWANIA

  • 27 lutego 2018

    Ambasada RP w Paryżu podjęła interwencję w sprawie audycji radiowej France Culture « Aux marges de l’Union européenne : l’Etat de droit en sursis» z dnia 26 lutego.

    C’est avec beaucoup de tristesse que je souhaite réagir à votre audition « Aux marges de l’Union européenne : l’Etat de droit en sursis» diffusée le 26 février sur France Culture. Dans cette audition vous commentez d’un côté «l’émergence de populo-nationalisme » en Pologne avec votre invité, Paul Gradvohl et de l’autre côté  la « manipulation » de l’histoire, parlant de la loi polonaise sur l’Institut de Mémoire Nationale avec votre autre invitée Audrey Kichelewski. Je ne peux pas être d’accord avec telles thèses simplifiées concernant la politique polonaise.

     

    Cela concerne en premier lieu l’expression « émergence de populo-nationalisme» utilisée pour qualifier la politique du gouvernement polonais. L’idéologie de la formation politique au pouvoir, le PiS, se fonde sur la combinaison d’un conservatisme sociétal et national, mais en aucun cas il ne se rapporte aux idées nationalistes. Dans votre audition, vous suggérez que la Pologne « se soustrait aux principes européens de libertés individuelles et de séparation des pouvoirs, préférant emprunter la voie de ce que certains qualifient de « démocrature », ou de « démocratie illibérale » et vous dénommiez le gouvernement polonais « le régime ».  Je ne peux pas accepter la thèse professant une menace planant sur le fonctionnement de la société civile et de la démocratie. Le développement de la société civile est l’un des objectifs du gouvernement en place. En outre, il convient de rappeler que la loi sur les rassemblements en Pologne ne limite pas le droit de chacun d'organiser des rassemblements publics, n'introduit pas de règles discriminatoires et n'accorde aucun traitement spécial à un groupe social donné. Concernant vos inquiétudes par rapport à la situation de séparation des pouvoirs, je tiens à préciser que les réformes et les initiatives législatives liées aux différentes sphères du fonctionnement de l'État sont mises en œuvre conformément à la législation en vigueur en Pologne, tout en respectant pleinement les principes de légalité, de l'État de droit et du droit de l'UE.

     

    Concernant les propos sur « la manipulation » de l’histoire, parlant de l’amendement à la loi sur l’Institut de la Mémoire Nationale, je tiens à souligner que la politique historique du gouvernement polonais n’est pas une politique de l’oubli dirigée contre la vérité historique, mais au contraire une politique de la mémoire. La Pologne, comme tous les autres pays, a le devoir de lutter contre les manipulations historiques, la dilution de la culpabilité ou le fait de la faire reposer sur d’autres car c’est en conservant la vérité et en transmettant la connaissance à propos du passé que nous rendons hommage aux victimes de l’Holocauste. L’adoption de la loi résulte surtout du besoin d’éliminer les comportements consistants à attribuer à la Pologne ou à la nation polonaise dans sa totalité, publiquement et contrairement aux faits, la responsabilité ou la coresponsabilité collective des crimes nazies commis par le Troisième Reich. Nous considérons que nous avons le droit de lutter contre la falsification de la vérité historique.

     

    Pour ce qui concerne les propos sur « l’antisémitisme comme le code culturel en Pologne » je voulais insister que la Pologne est depuis la chute du communisme ouverte à un débat honnête au sujet de l'Holocauste et des relations polono-juives pendant la Seconde Guerre mondiale et restera impliquée dans la lutte contre le négationnisme et l'antisémitisme. Le président et le gouvernement polonais ont à plusieurs reprises condamné clairement et fortement l’antisémitisme. Comme l’a dit récemment le président du parti au pouvoir en Pologne, Jaroslaw Kaczyński : "L'antisémitisme est une maladie diabolique de l'âme et de l'esprit, nous devons fermement le rejeter."

    Votre audition consacrée à la Pologne ne donne pas une image complète de la situation politique en Pologne et du débat ouvert sur ce sujet dans le pays. Nous espérons que les arguments avancés contribueront à sensibiliser la rédaction à la nécessité d'éviter la multiplication d'opinions stéréotypées sur la Pologne.

     

    Tomasz MAJCHROWSKI

                                                                                                           Ministre-Conseiller

    Drukuj Drukuj Podziel się treścią: