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  • ARTYKUŁY O POLSCE

  • 5 lutego 2018

    Redakacja La Croix opublikowała część odpowiedzi Ambasadora Tomasza Młynarskiego na artykuł La Croix „Antisémitisme: nouvelles polémiques en Pologne et en Autriche” z 31 stycznia 2018.

    W liście do redakcji, Ambasador Tomasz Młynarski napisał:

     

    C’est avec une profonde indignation et beaucoup de tristesse que je souhaite réagir à l’article publié dans La Croix le 29 janvier par Madame Paula Boyer et intitulé „Antisémitisme : nouvelles polémiques en Pologne et en Autriche” concernant l’adaptation par la Diète polonaise d’un projet de loi qui sanctionne l’emploi du terme « camp de la mort polonais ». Les informations que la journaliste de La Croix a  publiées dans son article sont incomplètes, et peuvent laisser à penser à vos lecteurs que la Pologne est un pays antisémite. C’est avec l’indignation que j’ai lu les propos apparus dans l’article : « Ces polémiques interviennent dans un contexte de remontée de l’antisémitisme en Europe, notamment en Pologne ».

     

    Je tiens à préciser que la Pologne n’est pas un pays antisémite et tous les incidents antisémites que vous citez dans votre article ont rarement lieu en Pologne et peuvent être considérée comme marginales. Le rôle des Polonais, qui se reflète dans les 6 620 titres de Juste parmi les nations accordés aux citoyens polonais pour l'aide apportée aux Juifs, est indéniable et devrait être un motif de reconnaissance et de fierté non seulement en Pologne, car à l’époque comme aujourd'hui, toute désobéissance à la barbarie, tout sacrifice pour son prochain, représente quelque chose qui devrait nous mouvoir et nous inspirer tous.

     

    Concernant la polémique sur la loi polonaise que vous décrivez dans votre article, je regrette que les voix critiques concernant la loi en question ont suscité des émotions et réactions inutiles qui ont pu conduire à la mauvaise interprétation de l’intention du gouvernement polonais.

     

    L’adoption de la loi, auprès deux ans de travaux législatifs pendant lesquels le projet avait été consulté notamment avec l’Ambassade d’Israël à Varsovie, résulte du besoin d’éliminer les comportements consistants à attribuer à la Pologne ou à la nation polonaise, publiquement et contrairement aux faits, la responsabilité ou la coresponsabilité des crimes nazies commis par le Troisième Reich. Nous considérons l’emploi des expressions telles que « camps de concentration polonais / camps de la mort polonais » particulièrement néfaste et offensant. C’est l’Allemagne nazi   qui est pays responsable des crimes commises dans les camps de concentration. Le camp d’Auschwitz a en premier lieu été un camp destiné aux prisonniers polonais, avant même que les premiers prisonniers juifs y soient envoyés. Pendant la Seconde Guerre mondiale, après l’attaque menée par le Troisième Reich, quand la Pologne s’est trouvée sous occupation allemande, personne au nom de l’état polonais et au nom de la nation polonaise n’a pas collaboré avec les Allemands. La Pologne a été la première victime du nazisme et des millions de ses citoyens ont payé le prime ultime, la situation actuelle est donc doublement douloureuse pour nous. Nous ne pourrons jamais être d’accord pour que l’on nous fasse porter la coresponsabilité de la Shoah. Cela serait une flagrante falsification de l’histoire. Nous considérons que nous avons le droit de lutter contre la falsification de la vérité historique.

     

    Encore une fois, j’aimerais souligner que l’article de La Croix a soulevé ma profonde indignation et je m’attends à ce que ma lettre de protestation soit publiée. On ne peut juger l’histoire de la Pologne sans la connaitre. Indépendamment des points de vue et des préférences politiques, il existe des thèmes et des problématiques qui doivent être abordés uniquement avec le sentiment et la conscience de l’énorme responsabilité qu’ils portent.

     

     

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